Hypnose et phobies à Arles : comprendre et travailler sur les automatismes de la peur
Dernière mise à jour : 7 oct.
Une phobie a quelque chose de particulier : vous pouvez parfaitement savoir que votre peur est disproportionnée et pourtant sentir votre corps réagir comme si le danger était réel.
Avion, ascenseur, conduite, foule, espaces clos, animaux… selon les personnes, le déclencheur change.
Mais on retrouve souvent le même mécanisme : la réaction se déclenche automatiquement, avant même que la réflexion ait le temps de reprendre la main.
C’est précisément pour cette raison que se répéter « il n’y a aucun danger » ne suffit pas toujours.
Une phobie n’est pas simplement un manque de volonté
Face à certaines situations, le système nerveux peut déclencher très rapidement une réponse d’alarme : accélération du rythme cardiaque, respiration plus courte, tension musculaire, vertiges, besoin de fuir ou sensation de perdre le contrôle.
La personne sait parfois très bien que la situation n’est pas réellement dangereuse. Mais son corps, lui, réagit autrement.
Avec le temps, un autre mécanisme peut apparaître : l’anticipation. On ne redoute plus seulement la situation, mais également la possibilité d’avoir peur.
On évite alors un ascenseur, un voyage, une autoroute ou certaines situations sociales. Et plus on évite, plus le cerveau peut apprendre que cette situation devait effectivement être dangereuse.

Pourquoi utiliser l’hypnose pour travailler sur une phobie ?
Dans mon approche, le but n’est pas de vous convaincre que cela n'existe pas.
Vous le savez probablement déjà.
Le travail consiste plutôt à agir sur la réponse automatique associée au déclencheur.
L’hypnose permet notamment de travailler avec l’imagination, les sensations corporelles, l’attention et les associations que le cerveau a construites autour de la situation.
L’objectif est de permettre au système nerveux d’expérimenter progressivement une autre réponse.
Autrement dit : ne plus avoir besoin de déclencher systématiquement l’alarme.
Comment se déroule une séance ?
Je commence toujours par comprendre précisément comment fonctionne votre peur.
Qu’est-ce qui la déclenche ?
À quel moment commence-t-elle ?
Que ressentez-vous dans votre corps ?
Qu’imaginez-vous qu’il pourrait arriver ?
Que faites-vous habituellement pour éviter ou contrôler cette sensation ?
Ces informations permettent de construire une séance adaptée à votre fonctionnement plutôt que d’appliquer un protocole identique à tout le monde.
Pendant l’hypnose, nous pouvons ensuite travailler sur les automatismes associés à la peur, modifier certaines anticipations et entraîner progressivement une réponse différente.
Selon la situation, j’utilise également des exercices simples entre les séances afin de renforcer ce nouvel apprentissage.

Peur de l’avion, espaces clos, conduite…
Prenons l’exemple de la peur de l’avion.
Une personne peut savoir que statistiquement l’avion est un moyen de transport sûr et pourtant ressentir une forte montée d’angoisse dès l’aéroport, à la fermeture des portes ou au décollage.
Dans ce cas, lui donner davantage d’informations rationnelles sur la sécurité aérienne ne règle pas forcément le problème.
Le travail porte davantage sur ce que son cerveau et son corps ont appris à associer à cette situation : enfermement, perte de contrôle, sensations physiques, anticipation d’une catastrophe, impossibilité de partir…
C’est ce mécanisme précis que nous cherchons à faire évoluer.
L’objectif n’est pas forcément de ne plus jamais ressentir de peur
La peur est une réaction normale et utile.
Le problème commence lorsqu’elle devient disproportionnée, automatique et qu’elle décide à votre place de ce que vous pouvez ou ne pouvez plus faire.
L’objectif du travail n’est donc pas de devenir totalement insensible.
Il est de permettre à votre système nerveux de retrouver une réponse plus adaptée à la situation réelle.
Pouvoir prendre un avion, entrer dans un ascenseur ou conduire sans avoir à organiser sa vie autour de la peur constitue déjà un changement important.
Hypnose et phobies à Arles
Je reçois au cabinet à Arles des personnes confrontées à différentes peurs et phobies. Les séances peuvent également être réalisées en Visio lorsque la situation s’y prête.
Chaque personne ayant construit sa peur différemment, je privilégie un accompagnement personnalisé plutôt qu’un protocole standardisé.
L’hypnose n’efface pas magiquement une peur. Elle constitue un outil pour travailler sur les mécanismes automatiques qui l’entretiennent et permettre au cerveau d’expérimenter progressivement autre chose.
Votre peur prend trop de place ?
Quand une peur commence à décider de ce que vous pouvez ou ne pouvez plus faire, il peut être intéressant de travailler directement sur les automatismes qui l’entretiennent.




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